Nouveau Monde : vers un retour à la ferme ?

Maillon primordial de nos chaînes alimentaires, ils sont ceux qui travaillent tous les jours d’arrache-pied pour fournir nos cuisines en produits frais, et par ricochet le contenu de nos assiettes. Vous l’aurez compris on se penche cette semaine sur l’importance de nos producteurs. Et chez Green Food on s’intéresse bien entendu surtout aux producteurs responsables : […]

Maillon primordial de nos chaînes alimentaires, ils sont ceux qui travaillent tous les jours d’arrache-pied pour fournir nos cuisines en produits frais, et par ricochet le contenu de nos assiettes. Vous l’aurez compris on se penche cette semaine sur l’importance de nos producteurs.

Et chez Green Food on s’intéresse bien entendu surtout aux producteurs responsables : essentiels à l’ensemble de nos Chefs labellisés, qui, grâce à eux, sont toujours en mesure de proposer des menus composés essentiellement de produits locaux issus des circuits courts : respectant de cette façon un des critères importants de notre charte.

Les confinements successifs : une aubaine pour les circuits courts ?

Qualité, saisonnalité, traçabilité, empreinte carbone limitée, et nombre d’intermédiaires réduits pour parvenir jusqu’aux consommateurs… la liste des avantages, quand on évoque les circuits courts, est loin d’être négligeable.

Et depuis le début de la crise du Covid « la demande en produit locaux issus de circuits courts » serait devenue bien plus importante qu’auparavant d’après Yuna Chiffoleau* directrice de recherche en sociologie à l’Inrae et coordinatrice de l’étude « Manger au temps du coronovirus ». Toujours d’après les enquêtes qu’elle coordonne, elle estime que « les producteurs en circuits courts (auraient) gagné des clients (…), entre 5 et 30 % en moyenne ».

Cette crise sanitaire nous faisant visiblement ressentir de manière beaucoup plus prégnante l’importance du « bien manger », et nous donnant surtout le temps de nous recentrer sur l’essentiel, et de nous reconnecter à notre environnement proche.

Nous aurions « tout intérêt à rééquilibrer circuits courts et circuits longs dans une logique de complémentarité, pour mieux résister à des chocs à venir ».

« Pas question d’aller contre la nature ! »

À l’Écoferme des 1001 pattes, située en périphérie nantaise, à Carquefou, cette philosophie du circuit court est une notion qui semble pleinement validée et adoptée par Josselin Guédas, son exploitant.

Ici, toute la production est « livrée dans un rayon de dix à quinze kilomètres, exclusivement dans des petites surfaces, ou chez les restaurateurs du coin ».

Favoriser les circuits courts est un vrai parti pris « parce que c’est vrai que ça peut être plus contraignant de faire par exemple plusieurs petits trajets ici et là pour livrer les commandes, plutôt que de choisir de livrer en gros à une seule centrale d’achats. Pourtant les avantages des circuits courts sont nombreux : nos clients achètent nos produits un peu plus chers, et cela nous permet d’avoir un salarié en plus, donc on crée de l’emploi. Sans compter le lien social : on se soutient tous les uns les autres, et parfois nos relations dépassent le cadre professionnel. Et puis en terme environnemental c’est également beaucoup plus sain ! ».

S’inscrivant complètement dans cette lignée des nouvelles exploitations engagées en faveur de l’environnement, qui semblent vouloir sensibiliser et reconnecter les gens au vivant, en prônant des méthodes vertueuses et en se voulant « exemplaire en termes écologiques et sociaux », Josselin Guédas confie également son plaisir de travailler avec des restaurateurs engagés autour de lui, « qui valorisent et mettent en valeur nos produits avec des recettes que nous n’aurions jamais eu l’idée de faire ! »
Que du positif vous dit-on !

Acheter directement à la source : où et comment ?

En tant que consommateur, lorsque l’on souhaite soutenir nos agriculteurs et l’ensemble de nos producteurs locaux et se ravitailler directement « à la source » : rien de plus simple !

De plus en plus de fermes et d’exploitations ouvrent leurs portes aux particuliers qui viennent s’y fournir directement.

À l’image de l’Arbre à Sorbets, ferme fruitière en Ille-et-Vilaine où Jean-Jacques accueille tous les mercredis et samedis matins, petits et grands dans la bonne humeur. Ouvrir son exploitation aux particuliers c’est un bon moyen « de proposer d’une part des prix abordables, et puis aussi d’entretenir un côté convivial ! Sans compter que j’aime beaucoup rencontrer les gens qui achètent mes produits, discuter un peu avec eux… ». Producteur engagé travaillant de manière responsable, sa posture lui permet en plus de beaucoup « communiquer autour de la saisonnalité, d’engager la discussion là-dessus en expliquant à ceux qui sont réceptifs, qu’on ne peut pas non plus manger des fraises toute l’année par exemple » plaisante-t-il calmement.

Et pour trouver juste à côté de chez vous, ces fermes responsables et ouvertes au public, rien de mieux que le bouche-à-oreille… Tâchons donc à partir de maintenant d’être encore plus attentif à ce qu’on nous raconte.

 

*sources : Uzbek & Rica, itv publiée le 8 juin 2021.